Maille à l’endroit, maille à l’envers, gli.1m.tric1, m.s., X, ceux-ci sont quelques codes du tricot. C’est le langage qui a occupé mon temps libre ces derniers temps depuis que j’avais décidé en début de mois de novembre de tricoter des bonnets pour mes deux – jeunes nièces pour Noel. Mais cette idée a grandi pour inclure mes deux filles, toutes mes nièces et mes neveux. C’est possible que cela soit ma façon de me connecter à eux de si loin ou peut-être que mon instinct – essayait de m’aider à trouver une idée pour un essai. Quoi qu’il en soit, j’aime me reconnecter avec le tricot, j’aime penser à la personne tout en tricotant son bonnet. C’est un travail d’amour, ma façon de montrer que je – pense à elles et à eux. Je ne tricote pas très souvent, je suis une tricoteuse sporadique. Alors que j’analysais les trois premiers bonnets qui étaient terminés, je ressentis un sentiment d’accomplissement, ils étaient mieux réussis que ce à quoi je m’attendais, les modèles que j’avais choisi concordaient bien avec le choix des couleurs des destinataires.
Alors que le fil glissait entre mes doigts et que les mailles se formaient sur les aiguilles pour créer les premiers chapeaux, je me concentrais sur les mouvements de mes doigts et de mes aiguilles en suivant le modèle. Je profitais de m’exercer d’être dans l’instant présent et de pousser le bavardage qui n’avait rien à voir avec ce que je faisais. En fait, c’était une sorte de méditation. J’ai l’habitude de rêver, dès que je laisse vagabonder mon esprit quelque chose cloche avec le motif.
Pendant que je tricotais de vieux souvenirs remontèrent à la surface de mon esprit. J’ai appris à tricoter à l’école primaire, je ne me souviens pas de l’âge que j’avais ni en quelle année j’étais lorsque j’ai été initiée à cet art. Je me souviens de la bataille avec les aiguilles à doubles pointes que nous devions utiliser pour tricoter une paire de chaussettes, dans mon esprit la laine était rouge. Je ne m’amusais pas du tout, il y avait bien trop d’aiguilles pour mes petites mains. C’est probablement pour cela que mes chaussettes ont fini par ressembler plus à des marionnettes qu’à des chaussettes. C’était la dernière fois que j’en tricotais –. Mon deuxième souvenir est de pelotes de laine vert émeraude et un modèle pour un chandail ou jaquette en laine. Je ne me souviens pas de mon âge mais j’ai une mémoire claire de la couleur et du modèle, du point de départ, qui est 1 m.end., 1 m.env. que vous alternez, le point mousse. J’étais sûre que je n’aurais aucun problème avec ce qui semblait être un schéma facile pour moi, mais je n’avais pas pris en compte ma rêverie. Ma meilleure amie n’a eu aucun problème, moi par contre, j’avais du mal à alterner les mailles, le vice versa était un vrai défi. Il était impossible pour moi de rester concentrée, mon esprit errait vers des aventures passionnantes qui n’avaient rien à voir avec le modèle mais beaucoup à voir avec mon émission d’aventure préférée. Les quelques centimètres que j’avais tricotés ressemblaient à des rangées qui avaient la varicelle. Ma mère qui ne tricote pas me suggéra d’aller demander de l’aide à ma tante. Elle avait tricoté deux beaux ponchos bleu foncé et blanc, un pour sa fille et un pour moi, que nous aimions porter. Je me souviens de la sensation chaude que je ressentais lorsque je portais le mien. Je montais au deuxième étage pour aller rendre visite à ma tante, je me sentais confiante qu’elle pourrait m’aider. Après avoir examiné mon travail, elle le défit jusqu’aux rangs du parement et tricotas plusieurs rangées en point mousse pour être sûre que je ne me trompe plus. Quand elle me passa le tricot je repris le travail avec de bonnes intentions mais mon esprit s’éloigna à nouveau. Alors que nous tricotions toutes les deux, elle me surveillait, elle m’arrêta après quelques rangées pour jeter un œil à mon oeuvre. Elle se rendit compte que j’étais un cas perdu pour le point mousse, je pensais que je serais vieille d’ici que j’aie fini mon projet d’école. Ma tante voulait que je réussisse et impressionne ma maitresse, donc après avoir défait mon travaille une deuxième fois, elle me montra un nouveau schéma qu’elle me promis que je ne pouvais pas gâcher: le point mousse double. Elle me dit que je remarquerais mes erreurs tout de suite plutôt que dans les rangées suivantes. Elle avait raison, le point mousse double était le motif fait pour moi, cela me permis de finir la jaquette en laine vert foncé. Ma mère m’aida à coudre la fermeture éclair. J’étais très fier d’avoir réussi cet exploit. Pour quelque raison que ce soit, je l’ai donné à mon frère, je ne me souviens pas si c’était parce que le tricot était trop petit ou si je n’aimais pas la couleur sur moi. Il l’a porté jusqu’au jour où son chien a rongé mon travail de point mousse double pendant que nous roulions en voiture. Il n’y avait aucun moyen de le réparer. Je n’étais pas intéressée au tricot pendant l’adolescence. Je n’ai repris le tricot que de nombreuses années plus tard, lorsque j’ai déménagé dans une région où je me rendais au travail en bus. Là j’ai rencontré plusieurs femmes qui tricotaient pendant notre heure de trajet. Après quelques mois, elles m’ont encouragée à joindre leur cercle et de me remettre au tricot.
Au fil des années, j’ai tricoté des pulls et des bonnets pour mes filles, leurs animaux en peluche, leurs poupées et leur barbies. J’aimais leurs réactions d’admiration à mon talent quand je leur – remettais l’article fini. Mes aiguilles à tricoter se sont à nouveau rangées jusqu’à ce que mon aînée parte à l’université où les hivers sont froids, alors j’ai reçu des demandes pour un bandeau épais et pour une écharpe de 2 mètre de long pour Noël. J’ai eu tellement de plaisir à tricoter à nouveau que j’ai fait un deuxième bandeau et un bonnet pour ma cadette. Certains des articles que je tricote se révèlent meilleurs que d’autres, mais cela ne semble pas leur être important.
Début novembre, juste après avoir décidé que je voulais tricoter tous ces bonnets pour Noel, ma cadette m’envoya une photo d’un bandeau qu’elle avait vu dans une boutique parisienne. Le bandeau a été un défi. Comme le point maille de ma jeunesse, j’ai dû défaire plusieurs fois mon travail. Cette fois, le coupable sont les côtes anglaise. Une maille que je ne connaissais pas. Je suis restée rêveuse. Après l’avoir défait et recommencé au moins cinq fois je suis devenue à l’aise avec les côtes anglaise. Mon bandeau n’est pas aussi bien réussi que celui de la photo. Heureusement, le modèle gratuit pour le bandeau était accompagné d’un lien d’instruction vidéo. J’ai mieux réussi les bonnets que j’ai tricotés.
La plus jeune de mes nièce a demandé si je pouvais ajouter des oreilles arrondies et des yeux arrondis sur son bonnet. Je crois que depuis que nous avons fait des fées ensemble cet été, elle pense que mes talents sont illimités. J’ai tricoté le chapeau mais j’ai confié les oreilles à une amie qui a beaucoup plus d’expérience que moi en tricot. Cela a libéré mon temps pour travailler sur les autres bonnets et pour réfléchir aux types de yeux qui iraient bien avec le bonnet.
Quand j’ai décidé de faire des bonnets pour ma famille, j’ai fait mes achats au petit magasin de laine dans notre petite ville. La laine qu’ils vendent vient du Pérou. Elle est douce, souple, lavable et les couleurs sont vibrantes, bien que plusieurs bonnets sont noirs par choix des bénéficiaires. J’aime vraiment tricoter avec la laine que j’ai acheté, elle glisse facilement entre mes doigts et sur les ‘aiguilles. J’adorerais voyager au Pérou pour voir le processus de cardage et de filage, pour en savoir plus sur les gens qui ont créé la laine que j’ai pu acheter dans une petite boutique de tricot locale. Alors que je rêvais d’aller au Pérou, j’ai mis Netflix, une nouvelle série documentaire en espagnol avec sous-titres anglais intitulée “La magie des Andes” est apparue sur la page d’accueil. J’ai décidé de la regarder pendant que je tricotais. Je me suis sentie transportée dans les Andes par la belle cinématographie.
Jusqu’à présent, j’ai terminé et envoyé 9 bonnets, il y en a deux que je dois terminer et un dernier à commencer. J’ai été occupée mais c’était amusant de prendre le temps de tricoter pour ma famille. Cela m’a apporté de la joie et du contentement. Les choses simples de la vie sont souvent les plus gratifiantes et les plus satisfaisantes.
Leave a comment